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A bientôt, l'équipe ePansement

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Deux arrêtés publiés au Journal officiel du 27 juin 2026 redéfinissent en profondeur le métier d'infirmier diplômé d'État. Le premier élargit considérablement le droit de prescription de l'IDE ; le second réécrit la liste des actes et soins qu'il peut réaliser. Ensemble, ils consacrent une autonomie inédite et réorganisent la collaboration au sein des équipes. Tour d'horizon des évolutions à connaître, applicables au plus tard le 30 juin 2026.
C'est sans doute le changement le plus structurant : l'infirmier est désormais habilité à conduire, en autonomie, de véritables consultations infirmières. Elles peuvent se tenir en établissement de santé, en établissement médico-social, en cabinet libéral, au domicile du patient ou dans toute structure autorisée à dispenser des soins infirmiers.
Chaque consultation est tracée dans le dossier du patient. Pour l'exercice libéral, le périmètre et les conditions de remboursement seront fixés par la convention avec l'Assurance maladie. Cette reconnaissance institutionnelle accompagne une montée en compétences sur l'évaluation clinique : examen clinique infirmier, repérage de la souffrance psychique et du risque suicidaire, évaluation de l'autonomie, de la dénutrition, du risque de chute ou des addictions.
L'IDE peut désormais prescrire ou renouveler une large palette de produits de santé et d'examens. Parmi les nouveautés marquantes :
Ces nouvelles prescriptions s'accompagnent de deux garde-fous : toute prescription est inscrite au dossier patient ou au DMP, et le pharmacien doit pouvoir consulter la prescription initiale lors d'un renouvellement à l'identique. À noter, les anciennes listes restreintes — l'arrêté de 2012 sur les dispositifs médicaux et celui de 2023 sur les vaccins — sont abrogées.
L'infirmier prend désormais en charge, de manière autonome, la prévention, l'évaluation et le traitement des plaies chroniques et aiguës. Cette compétence s'accompagne d'exclusions clairement définies qui imposent une orientation médicale : plaie du pied diabétique, plaie oncologique ou post-radiothérapie, plaie qui s'aggrave malgré les soins, brûlure sur terrain à risque (dont l'enfant de moins de 3 ans), plaie post-chirurgicale, balistique, du visage, ou plaie de la main au-delà d'une simple dermabrasion superficielle.
La démarche intègre l'identification des situations d'urgence, la caractérisation du lit de la plaie, l'analyse des facteurs de retard de cicatrisation, la mesure de l'index de pression systolique et la pose de dispositifs de compression en situation clinique simple.
Plusieurs actes jusqu'ici hors champ entrent dans le périmètre infirmier, notamment :
L'éducation thérapeutique est elle aussi confortée, avec une démarche complète allant du diagnostic éducatif à l'évaluation des compétences acquises, incluant le champ de la santé mentale.
Le texte précise enfin le cadre dans lequel l'infirmier peut confier, sous sa responsabilité, certains soins aux aides-soignants, auxiliaires de puériculture et accompagnants éducatifs et sociaux. Recueil de paramètres, aide aux soins d'hygiène, prévention des escarres, surveillance non invasive : la répartition des rôles est désormais explicitée, ce qui sécurise la coopération au quotidien.
Pour les équipes, ces textes signifient à la fois plus d'autonomie et plus de responsabilité. Quelques réflexes à adopter dès maintenant :
Ces évolutions traduisent une reconnaissance forte de la compétence infirmière et un repositionnement de la profession au cœur du parcours de soins. Elles appellent une appropriation rapide par les équipes pour en faire un véritable levier de qualité et d'accès aux soins.
Cet article a une vocation d'information générale. Pour l'application précise à votre exercice, reportez-vous au texte intégral des arrêtés du 26 juin 2026 (NOR SFHH2617311A et SFHH2610764A) publiés au Journal officiel du 27 juin 2026.

Depuis l’intégration de la téléexpertise dans l’application ePansement via le partenariat avec Omnidoc, de nombreux professionnels ont adopté cet outil pratique et sécurisé. Mais d’autres hésitent encore, par manque d’informations ou à cause d’idées reçues.
Voici une FAQ pour répondre simplement aux questions que vous vous posez, ou que vos collègues vous posent.
Pas du tout.
L’interface ePansement a été pensée pour être intuitive et fluide.
En 3 étapes, la demande est envoyée :
L’envoi se fait directement dans un format compatible avec les centres experts.
Oui, entièrement.
Les échanges sont hébergés et sécurisés par Omnidoc, dans un environnement conforme aux exigences réglementaires (hébergement de données de santé, traçabilité, confidentialité).
Vous travaillez dans un cadre strictement conforme à la législation en vigueur.
Non.
L’utilisation de la téléexpertise via ePansement est gratuite pour tous les professionnels de santé disposant d’un compte sur l’application.
Et en fonction de votre situation, vous pouvez même valoriser la téléexpertise dans le cadre de vos actes (conditions à vérifier selon votre convention).
Oui, surtout à ceux pour qui le temps ou la distance sont des freins à l’accès à un spécialiste.
Personnes âgées, en perte de mobilité, patients en zone rurale ou en structure : la téléexpertise évite de nombreux déplacements inutiles.
Et permet de mieux cibler les cas nécessitant réellement une consultation en présentiel.
Non.
Votre demande est transmise à un professionnel expert du réseau Omnidoc.
Vous recevez une réponse personnalisée, souvent accompagnée d’un plan de soins détaillé, voire de recommandations à ne pas suivre dans certains cas.
Vous pouvez continuer la discussion via le chat intégré.
C’est l’un des grands atouts de la solution : vous restez en lien avec l’expert, pour compléter ou ajuster la prise en charge si nécessaire.
La téléexpertise, c’est simple, sécurisé et conçu pour vous faire gagner du temps.
Alors, prêt(e) à tester ? Connectez-vous à l’application ePansement et utilisez le module de téléexpertise dès aujourd’hui.

Une équipe de scientifiques du Trinity College de Dublin a réalisé une avancée majeure : la stimulation électrique peut « reprogrammer » certaines cellules immunitaires – les macrophages – pour réduire l’inflammation et favoriser une cicatrisation plus rapide. Publiée dans la revue Cell Reports Physical Science, cette étude ouvre la voie à de nouvelles thérapies prometteuses pour un large éventail de maladies et de blessures.
Les macrophages sont un type de globule blanc chargé de :
Mais parfois, ces cellules provoquent une inflammation excessive, néfaste pour l’organisme. Ce déséquilibre est impliqué dans de nombreuses maladies chroniques.
L’enjeu de cette recherche est de moduler l’activité des macrophages, pour qu’ils conservent leur rôle protecteur tout en limitant les effets secondaires liés à l’inflammation. Les chercheurs de Trinity ont démontré que la stimulation électrique est capable de changer leur comportement : elle les pousse vers un état anti-inflammatoire propice à la réparation des tissus.
Les scientifiques ont utilisé des macrophages humains prélevés via le service de transfusion sanguine irlandais, puis les ont exposés à une stimulation électrique dans un bioréacteur sur mesure.
Les résultats sont encourageants :
" C’est la première fois qu’on démontre que la stimulation électrique peut inciter les macrophages humains à réduire l’inflammation tout en favorisant la réparation tissulaire " explique le Dr Sinead O'Rourke, première autrice de l’étude.
Le fait que cette étude soit menée avec des cellules humaines la rend particulièrement pertinente pour une future application clinique. De plus, la stimulation électrique est une technique peu invasive, bien tolérée, facile à mettre en œuvre et déjà utilisée dans d’autres domaines médicaux.
Les résultats sont suffisamment prometteurs pour envisager des essais cliniques et tester cette approche dans le traitement :
Le professeur Michael Monaghan, co-directeur de l’étude, annonce que l’équipe travaille désormais sur :
En résumé
Une nouvelle ère thérapeutique s’ouvre, où la bioélectricité pourrait devenir un outil central pour réparer le corps autrement.